Un grand projet européen

Nous voulons reconstituer une grande forêt primaire en Europe de l’Ouest.

A l’initiative du botaniste Francis Hallé, ce sera, sur un espace de dimension européenne à base française, et de très grande superficie (60 000 ha), une forêt intacte, espace de nature libre croissant de manière autonome, développant et renouvelant, sans intervention humaine, et sur une période multiséculaire, sa flore et sa faune.

L’arbre nous est vital

Les forêts primaires du monde sont menacées de disparaître. Saccagées sous les tropiques, elles ont quasiment disparu d’Europe et la France métropolitaine n’en a plus depuis 1850. 

Près de nous, l’admirable forêt primaire de Bialowieza en Pologne, la seule qui subsiste en Europe, est en grand danger. 

photo jungle tropicale

Une forêt primaire est beaucoup plus belle et beaucoup plus riche en formes de vie que les forêts secondaires, jardinées, dégradées et appauvries dont nous avons l’habitude en Europe de l’Ouest. 

L’arbre, avec son milieu floristique et faunistique, nous est vital. 

C’est de lui, des sommets de la canopée équatoriale africaine, que nous sommes venus. Le milieu qu’il anime, plantes, animaux, êtres vivants de toutes natures, la forêt, donc, ici dans toute sa liberté d’expression, est une condition d’existence de notre humanité. 

Il est urgent de reconstruire de vastes espaces de nature vivante, diverse, libre.

Réconcilier l’humanité et la planète

Aujourd'hui

Une contribution irremplaçable à la lutte contre le changement climatique, contre la destruction de la biodiversité, pour un déploiement équilibré de toutes les formes de vie :

  • lutte contre le réchauffement climatique par les capacités très importantes de décarbonation inhérentes à la vie des arbres d’une part et au stockage carbone dans le sol d’autre part ;
  • libre déploiement d’un grand réservoir reconstitué de biodiversité indispensable à la vie : petits ou grands mammifères, coléoptères, champignons, espèces cavicoles, etc. ;
  • protection de la vie humaine contre les pandémies par le maintien et le développement  d’écosystèmes suffisamment vastes et variés pour garantir un bon équilibre du vivant dans son ensemble ;
  • amélioration de la qualité des ressources hydriques ;

Un levier de développement de la recherche :

  • biologie végétale et animale, botanique, pharmacologie, etc. Au delà du suivi des évolutions, de l’évaluation, il y a énormément à découvrir dans les milieux naturels laissés libres de toute intervention humaine ;
  • cela veut dire locaux et laboratoires pour les chercheurs et scientifiques assurant l’observation, l‘analyse, l’évaluation des processus (tour à flux, etc.) la production de savoir, etc. ;

Un lieu de développement territorial et de citoyenneté, ouvert aux pratiques artistiques :

  • actions de pédagogie et de découverte auprès du grand public ;
  • mise au point et  développement de comportements vertueux à l’égard des  sols, des espaces naturels, de la faune et de la flore ;
  • pratique d’un petit tourisme de nature très encadré ; 
  • centre de conférences et d’expositions autour du thème de la nature et en particulier de la forêt sauvage ;

Demain

Ce projet de très long terme, multiséculaire (800 ans), complètement innovant par les enjeux mêmes de sa durée, représenterait

  • la transmission aux générations futures d’un patrimoine naturel, source de vie, de savoirs, de culture ;
  • un acte et un message de solidarité envoyé dans l’espace-temps des générations à celles et ceux qui, demain et après-demain, en bénéficieront. 

Une grande forêt primaire reconstituée en Europe de l’Ouest, c’est nécessaire et possible. 

C’est une question de volonté. Nous agissons pour que soient créées, dans le cadre d’un projet européen, les conditions concrètes (scientifiques, techniques, juridiques, foncières) de son développement et de la constitution d’un réseau de grands d’espaces naturels intacts.

Photo ci-haut : L’aulnaie est un des nombreux paysages typiques de la forêt de Białowieża. Les marécages offrent un lieu sûr, à l’abri des prédateurs. Au coeur du printemps, la vie y déploie toute son exubérance. © Jessica Buczek