Lors de la troisième édition des Journées de la Libre Évolution, organisées à Paris les 12 et 13 février 2026 par le Comité français de l’Union Iitnernationale pour la Conservation de Nature (UICN) à l’UNESCO, un temps particulier a été consacré à la mémoire de Francis Hallé, disparu le 31 décembre 2025.
Un hommage a été rendu par Emmanuel Torquebiau, administrateur de notre association, et ce temps a aussi été l’occasion de rappeler, avec force, l’actualité des enjeux portés par la libre évolution et la protection forte des grands espaces naturels.

Le projet de renaissance de forêt primaire en Europe de l’Ouest a par ailleurs été cité dans les discours comme un repère pour nourrir les réflexions en cours sur la place à accorder, concrètement, à des territoires où le vivant peut se déployer sans intervention humaine. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’élargir l’échelle des ambitions, au moment où les politiques publiques renforcent leurs objectifs de préservation de la biodiversité.
« Ce projet, qui est un peu une étoile polaire de la libre évolution » — Franck Pupunat, conseiller du Comité français de l’UNESCO à propos du projet de forêt primaire de l’association.
La nécessité de promouvoir la libre évolution comme « un pilier des solutions fondées sur la nature » a également été rappelée avec force par Antonio Abreu, directeur de la Division des sciences écologiques et des sciences de la Terre de l’UNESCO : plus que jamais, nous avons besoin de faire une place suffisante à une nature capable d’évoluer librement et de déployer tout son potentiel à grande échelle.

à l’UNESCO © Roxane Rabieaux

à l’UNESCO © Roxane Rabieaux
Les Journées de la Libre Évolution : un réseau actif et des échanges riches
La troisième édition des Journées de la libre évolution, organisée par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), a permis de travailler trois objectifs principaux :
- faire avancer le sujet de la libre évolution dans les institutions nationales et internationales ;
- favoriser les convergences d’action ;
- produire des travaux de référence, scientifiques et juridiques.
Elle a réuni des acteurs variés du monde de la protection des espaces naturels, dont de nombreux membres de la Coordination Libre Évolution, des chercheurs, des institutions, ainsi que des acteurs économiques comme l’Union de la Coopération Forestière Française.
La libre évolution constitue désormais un levier de préservation de la biodiversité reconnu dans les politiques publiques, en France comme à l’étranger.
Les exemples de Pologne, de Suisse et d’Allemagne ont permis de replacer la dynamique de passage de grands espaces forestiers en libre évolution comme une nécessité partagée par plusieurs pays d’Europe, soulignant la nécessité de proposer de nouveaux modèles pour atteindre les objectifs de protection des milieux naturels, aujourd’hui largement reconnus dans ces pays.
Les ateliers auxquels nous avons participé ont permis d’identifier des résonances entre nos actions et celles d’autres structures, tandis que les conférences nous ont nourri de réflexions structurantes concernant l’avenir de notre projet sur les plans juridique, philosophique et sociétal.