Sous les forêts : « On peut essayer de mieux comprendre la forêt de demain en regardant la forêt d’hier », entretien avec Sophie David, archéologue

Sophie David est archéologue, mais elle ne travaille pas pour l’INRAP, Institut national de recherches archéologiques, dépendant du ministère de la Culture.

C’est au sein de l’Office National des Forêts (ONF), placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qu’elle exerce.

Un entretien qui s’inscrit dans notre série « Sous la forêt », avec celui d’Alain Devos, géomorphologue, puisque leurs deux disciplines s’enrichissent l’une autre, au grand bénéfice de l’Histoire des sols forestiers, et celui de Marc-André Selosse sur la richesse biologique des sols forestiers.

Quelles sont vos missions à l’ONF ?

Je suis responsable adjointe dans le service environnement et accueil du public pour l’Agence Île-de-France Est. En gros je suis en charge de toute la partie concertation dans le dialogue forêt-société, en lien avec les partenaires du territoire, élus, institutions, associations… avec toujours une part d’archéologie dans mes fonctions. J’ai un cursus d’archéologue et de géographe. Attention, quand on parle d’accueil du public, c’est au sens de la stratégie mise en œuvre pour l’accueillir. Tout ce qui est aménagement en forêt ou aux abords pour la préservation de la biodiversité ; par exemple, les réflexions sur l’emplacement d’un parking.

Comment est-ce que cela se passe ?

Nous avons des instances de concertation, comme Forêt d’exception, ou des chartes forestières ; plutôt à l’interface avec les autres institutions, de fait. Et puis, nous travaillons à la réalisation de projets particuliers, telles que des restaurations de sentiers, de sites particuliers, ou des fouilles archéologiques, des projets de valorisation pour le public…

L’Office National des forêts assure des missions de médiation avec un grand nombre d’acteurs

Comment percevez-vous le positionnement de vos interlocuteurs, les élus notamment, les responsables institutionnels ? Sont-ils sensibles à la démarche ?

Ah oui, oui ! De toute façon, ils savent que sans elle, il y aurait beaucoup plus de conflits et de problèmes. Donc, la concertation, ce qu’on appelle le dialogue forêt-société, est indispensable maintenant en Île-de-France. C’est vrai un peu partout en France, mais particulièrement dans des contextes périurbains.

Quelle est, précisément, l’aire géographique sur laquelle vous travaillez ?

L’Agence Île-de-France Est recouvre principalement la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, et un petit bout d’Essonne. Je travaille particulièrement sur la forêt de Fontainebleau et la forêt de Sénart.

De belles forêts. Fontainebleau est le plus vieil espace forestier à avoir, grâce aux artistes, été préservé, c’est bien cela ?

Si l’on fait un raccourci… Mais c’est un peu plus compliqué quand même ! En effet, les artistes du début du XIXe siècle ont joué un rôle. Cela correspond à une période où les Eaux et Forêts ont souhaité planter massivement des résineux. Et en fait, si les artistes se sont élevés contre ces plantations, ce n’est pas du tout relatif à la biodiversité ou l’environnement comme on peut le lire aujourd’hui, ou le croire ou l’interpréter. Mais avant tout pour des raisons esthétiques et de maintien des paysages qu’ils dépeignaient. Ils ont demandé la constitution de réserves artistiques dans certains secteurs, sans plus d’intervention humaine. Donc, sur Fontainebleau, on a des espaces qui sont en libre évolution depuis plus de 170 ans maintenant, ce qui nous permet d’avoir un bon recul. On a longtemps voulu que la forêt soit un espace immuable et statique. En fait, elle ne l’est ni dans le temps, ni dans l’espace. Elle évolue puisque les arbres grandissent, disparaissent, meurent, etc.. Mais à une échelle de temps qui n’est pas forcément visible à l’œil humain.

Quand vous dites « on a voulu », vous faites référence à qui ?

C’est un « on » un peu général. Au XIXe siècle, particulièrement les artistes. Aujourd’hui, ce serait plutôt le grand public, qui a du mal à accepter qu’un arbre puisse être coupé, alors que d’autre part la société a besoin de bois. C’est un « on » qui change selon les époques. Mais il y a toujours un peu ce côté « préservation du paysage tel que moi, je l’ai toujours vu ».

Voudriez-vous nous parler plus de Fontainebleau, qui a été laissée en libre évolution sur le temps « long », évidemment pas à l’échelle d’une forêt, mais à l’échelle d’une vie humaine ?

Alors d’abord, ce n’est pas toute la forêt qui a été laissée en libre évolution, mais une partie seulement. Fontainebleau a des paysages et une topographie très variés. C’est une mosaïque. On passe de secteurs de feuillus, de chênes et de hêtres avec de très, très beaux peuplements, à des paysages de résineux, des étendues de sable, des landes à calunes, à bruyères, des espaces humides… C’est l’un des réservoirs de biodiversité parmi les plus riches d’Europe. Et aussi une forêt très fréquentée. Quand on y va, durant une balade d’une heure, on passe par des atmosphères très différentes. Elle s’étend sur 25 000 hectares. Et la partie domaniale, c’est 22 500 hectares, ce qui en fait la deuxième plus grande forêt domaniale de France, après Orléans.

La Forêt de Fontainebleau : des paysages variés, ici une lande à callune

Est-ce qu’elle souffre d’ores et déjà du réchauffement climatique ?

Ce n’est pas celle qui souffle le plus. Mais on a de gros problèmes de dépérissement, en raison du stress hydrique et des températures importantes qu’on peut avoir l’été. Ce qui ne va pas s’arranger !

Vous n’avez pas eu, comme en Bretagne, des épisodes météorologiques extrêmes qui auraient aussi abîmé la forêt ?

Non, pas récemment. Au moment des tempêtes, il y a toujours des arbres tombés, mais ce qui nous préoccupe, c’est vraiment le problème d’apport d’eau, parce qu’on est sur des sols sableux très drainants. Historiquement, il y avait de l’eau toute l’année, tous les mois, à Fontainebleau. Or depuis un peu moins d’une dizaine d’années, il arrive que ce soit sec pendant quatre ou cinq mois. Et comme ces phénomènes se répètent, forcément, il y a des peuplements qui souffrent. Les résineux ont été les premiers affectés, les pins sylvestres particulièrement. Mais aujourd’hui le hêtre et le chêne, essences historiques, sont également atteintes.

C’est curieux, intuitivement, on aurait pu penser l’inverse ?

Les pins sylvestres, aussi appelés pins de Riga, sont une espèce différente des variétés méditerranéennes. Ces arbres viennent du nord-est de l’Europe : ils ont été plantés à partir de la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. Sous François Ier, il y a eu des essais pour planter des pins maritimes, ceux que l’on trouve dans le sud de la France, mais ils n’ont pas tenu, car ils mouraient à chaque épisode de gel. Le pin sylvestre est celui qui souffre le plus, parce qu’il n’est pas fait pour des périodes sans eau, avec des températures aussi fortes, sur des sols très pauvres et drainants. En revanche, les pins maritimes, présents en plus faible proportion dans la forêt, se portent actuellement très bien.

Vous venez de soutenir votre thèse, Habitats, réseaux viaires et parcellaires du massif forestier de Fontainebleau de l’Antiquité au XVIIIe siècle : analyses archéologiques et archéo-géographiques. C’est un vaste champ temporel !

On considère en archéologie que les traces laissées par l’Homme et surtout les questions d’aménagement du territoire remontent principalement à l’Antiquité. Avant cela, il y a bien-sûr des choses qui se passent, mais c’est beaucoup moins organisé, à des échelles beaucoup plus micro, ou ponctuellement. Avec les Romains, on a une structuration du territoire qui se fait à l’échelle nationale, voire mondiale, en tout cas à l’échelle internationale en Europe. Ils aménagent vraiment, même s’ils reprennent des routes de l’âge du Fer ou de l’âge du Bronze. Il y a un vrai basculement à cette époque sur l’occupation du territoire par l’humanité, l’urbanisation et même l’industrialisation ; c’est donc un gros point de repère en archéologie. Ensuite, je me suis limitée dans ma thèse au XVIIIe siècle, mais j’aurais pu aller jusqu’au XXe, voire à nos jours, dans ma lecture et analyse de l’occupation humaine, car les archéologues fonctionnent avec de gros laps de temps.

Que se passe-t-il dans la période intermédiaire ?

L’Antiquité est une période où la forêt, contrairement à ce qu’on imagine, est peu présente, ou en tout cas, pas là où elle apparaît aujourd’hui. Il y a énormément d’agriculture. Et à la fin de l’Antiquité, ces territoires sont abandonnés pour diverses raisons. Naturellement, quand on laisse un terrain en libre évolution, la forêt se développe. Durant tout le Haut Moyen Âge la forêt va s’étendre, avant d’être massivement déboisée au Moyen Âge. Au point que le bois d’œuvre nécessaire par la suite manquera. Les forêts seront plutôt en taillis, avec des bois beaucoup plus petits, même si ce n’est pas forcément vrai partout.

Vous pouvez vous appuyer sur les archives, pour Fontainebleau ?

On en a pas mal, oui. Ce n’est pas vraiment une forêt qui a servi pour la sylviculture, donc elle comprend forcément un peu de taillis, mais pas que cela. Vers l’an 1 000, elle devient une forêt royale, utilisée pour la chasse à courre. À partir d’Henri IV, elle est vraiment aménagée dans ce but. On y retrouve tout de même des bois d’un peu tous les âges. Et c’est pour cela que l’époque moderne est importante. Comme dans toutes les forêts royales, y sont effectués des percements de routes et aménagements. Ces chemins perdurent : aujourd’hui encore, l’organisation de la forêt de Fontainebleau repose sur ce découpage du XVIe siècle. Quant à la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle, s’y dessine une vraie volonté de production, avec beaucoup de plantations, comme pour nombre de forêts françaises. C’est initié au départ par Colbert, avec la volonté d’avoir du bois d’œuvre.

Et développé au rythme de l’industrialisation.

Oui, cela correspond à une demande de la société en bois. Inversement, depuis 150 ans, la forêt a doublé de surface en France Métropolitaine. C’est entre autres lié à l’exode rural et à l’abandon des terrains agricoles. Par ailleurs, aujourd’hui, les méthodes sont différentes. On est sur des besoins assez similaires, mais avec une population plus nombreuse. L’abattage est beaucoup plus mécanisé, brutal, qu’avant ; on souhaite aller de plus en plus vite. L’usage de ces machines peut paraître invasif au public. Il est nécessaire d’expliquer les choix de gestion, c’est aussi cela le dialogue forêt-société.

Nous vivons des évolutions sociétales, et surtout environnementales : avec le changement climatique, on se rend bien compte que planter en mono-essence présente un risque de fragilisation des peuplements, dès que surviennent ravageurs ou maladies. Il vaut mieux diversifier les essences, avec des milieux variés, des parcelles densément peuplées et d’autres espaces plus ouverts, ce qui est meilleur de toute façon pour la biodiversité.

La seconde forêt sur laquelle vous travaillez, Senart, a-t-elle a connu une évolution similaire au fil du temps ?

Alors, elle a un sol beaucoup plus riche, mais c’est aussi une forêt royale, elle a été aménagée de la même manière. Dans l’Antiquité, a priori, elle n’existe pas, le territoire était dédié à l’agriculture. Grâce au Lidar, dont l’usage s’est développé en France depuis 2006, il a été démontré que ces forêts que l’on croyait anciennes ne l’étaient pas tant. Elles sont quand même, pour certaines, assez âgées, mais n’ont pas toujours existé. On est bien sur des forêts qui sont complètement façonnées par l’homme depuis le Moyen Âge. Leurs limites ont un peu varié dans le temps, mais on n’est pas du tout sur des forêts naturelles.

Concernant la technologie Lidar, qu’est-ce qu’elle vous apporte ?

L’avantage du Lidar est de représenter la topographie du sol de manière très précise, sans la forêt par-dessus. Cela permet de révéler les moindres anomalies. Et quand on est à des échelles très macro, comme une forêt, la technologie nous permet d’avoir une lecture évolutive de l’impact des phénomènes naturels et des activités anthropiques, qui ne sont parfois pas visibles à l’œil nu. Cette organisation du territoire qui, souvent, n’était pas du tout connue, ou très mal : là, elle ressort d’un coup, cela permet d’avoir une meilleure idée de sa structuration. Sur les images, est visible tout ce qui est lié à l’occupation agraire gallo-romaine, mais aussi médiévale, le parcellaire, les réseaux viaires [toutes les voies de circulation, ndlr], les habitations, les occupations, jusque là méconnus.

Effectivement, on ne pense pas forcément qu’à l’époque gallo-romaine, il y avait une telle occupation des sols.

Des fermes gallo-romaines étaient identifiées, un peu partout dans nos champs, soit par des travaux d’archéologie préventive, soit par la prospection aérienne. Mais les forêts représentaient un vide archéologique. C’est pour cela qu’on a longtemps cru qu’elles ont toujours été là. Le Lidar permet de combler ces vides, voire de constater que, parfois, on a des densités de vestiges plus fortes en forêt qu’en dehors.

Et ensuite, sur le terrain, comment cela se passe-t-il, vous avez des équipes de l’INRAP qui font des fouilles ?

Toute opération archéologique doit répondre à des problématiques scientifiques ou de sauvegarde, et donc doit faire l’objet d’une autorisation par la DRAC, le Service Régional de l’Archéologie, et par le propriétaire. L’ONF n’effectue quasiment jamais d’archéologie préventive, donc l’INRAP intervient très peu dans nos forêts. Par contre, on va travailler avec différentes universités et faire des prospections de terrain, à partir de l’analyse des données Lidar, identifier les zones où il peut être pertinent d’aller vérifier s’il y a bien confirmation d’une occupation humaine, et si oui, est-ce qu’on trouve, par exemple, du mobilier pour pouvoir la dater. Il peut aussi nous arriver de faire des opérations archéologiques de fouilles. Par exemple, en forêt de Fontainebleau, avec le département de Seine-et-Marne, on fouille un ermitage médiéval fondé vers l’an 1 000, qui était menacé par la fréquentation du public. Cela améliore les connaissances sur un point de l’histoire qu’on connaît assez mal.

Les sites de fouilles archéologiques en milieu forestier nécessitent un repérage parfois difficile à réalisé à l’œil humain, mais se trouvent aujourd’hui facilitées par des technologies de balayage comme le LIDAR

Cela doit faire le bonheur des historiens  !

Oui, d’autant que les archives ne le mentionnent pas avant le XIIIe siècle. On a quelques archives qui le mentionnent au XIe, mais sans bien le localiser, c’est seulement à partir du XIIIe siècle qu’il est avéré, et c’est là où l’archéologie, surtout les méthodes de datation comme le Carbone 14, permettent de confirmer une fondation plus ancienne du bâtiment.

Vous travaillez en coordination avec des géomorphologues, comme Alain Devos que nous avons interviewé en parallèle de votre entretien. Comment vous y prenez vous ?

Cela dépend des projets, de leurs problématiques. En ce moment, par exemple, nous sommes en train de recouper l’occupation ancienne dans la forêt de Fontainebleau, gallo-romaine, ou plus tôt encore, avec le dépérissement actuel. On se rend compte qu’il y a des recoupements assez troublants : les zones où il n’y a pas de dépérissement correspondent à des zones avec du parcellaire gallo-romain en dessous. Cela veut dire qu’il y a quelque chose de particulier à ces endroits. Ce qui veut dire, aussi, que nos ancêtres étaient plutôt doués pour savoir où il fallait s’implanter !

Dépérissement et occupations anciennes : des liens parfois inattendus

L’une des hypothèses est qu’ils ont choisi des sols particuliers ; ou peut-être est-ce que c’est leur implantation qui a changé la nature des sols ?

Eh bien, justement, c’est la grande question aujourd’hui. On a la donnée montrant que ce sont des terrains où le dépérissement actuel est moins important. Mais on n’a pas encore la donnée qui permettrait de savoir pourquoi. Donc, typiquement, travailler avec des géomorphologues permettrait de mieux comprendre ce qui s’est passé dans ce sol-là. Après, là, c’est le cas de Fontainebleau, mais pour parler de la montagne de Reims où Alain Devos travaille, sur ces sites, il y a des contextes naturels beaucoup plus importants avec des phénomènes karstiques. Entre l’occupation humaine et les phénomènes naturels, il y a souvent un lien. L’Homme, par le passé, ne s’installait pas n’importe où et le faisait en fonction du territoire. Il ne demandait pas à l’environnement de s’adapter à lui, mais il s’adaptait à ce qu’il se passait autour de lui. Contrairement à ce qui a été fait au XXe siècle. Il y avait une augmentation démographique, donc il fallait s’installer, donc on a construit au bord de cours d’eau, en zone inondable, ce qui n’avait pas été fait pendant très longtemps et n’est pas très rationnel…

Que vous inspirent vos travaux sur l’histoire de nos forêts et sur le lien entre la nature et l’humanité ?

Ce que j’aime dans le sujet que j’ai choisi en archéologie, c’est qu’il y a un lien avec ce qu’il se passe aujourd’hui. Parce que justement, on peut essayer de mieux comprendre la forêt de demain en regardant la forêt d’hier. Nos prédécesseurs étaient souvent pertinents dans leurs choix. C’est intéressant de bien comprendre ça pour pouvoir imaginer comment s’adapter, sachant que les forêts actuelles ont plusieurs vocations. Le côté bien-être et récréatif, le côté biodiversité, et puis le carbone. Mais c’est aussi un matériau renouvelable. Et dans une société qui a besoin de bois, il faut gérer durablement les forêts. Trouver un équilibre entre ces différentes fonctions, ce qui n’est pas toujours facile avec les évolutions sociétales. Regarder dans le rétroviseur permet de se dire que les choses n’ont pas toujours été statiques. Elles ont beaucoup évolué.

C’est ce que vous amenez dans ce fameux dialogue forêt-société ?

Lorsque des personnes nous expliquent que la forêt a toujours été là et qu’il faut qu’elle reste identique, souvent, on leur montre les vieilles cartes, les documents anciens : certains endroits qu’ils pensaient immémoriaux, parfois, ont 70 ans. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas la gérer durablement et faire attention à ce qu’on fait. Et là, dans le contexte du réchauffement climatique, ça nous permet aussi d’expliquer que probablement, la forêt de Fontainebleau va retrouver un petit peu son visage d’antan. Avec des paysages plus ouverts que ceux d’aujourd’hui. Mais finalement, ces paysages assez fermés, ils ont été complètement façonnés par l’homme. On a un peu voulu forcer la nature d’une certaine manière. Et la nature, à un moment, a dit « eh bien non, ça ne convient pas ». L’important est de bien observer l’environnement, la biodiversité, mais aussi l’histoire des sols, pour savoir comment adapter la gestion forestière à la forêt de demain.

Propos recueillis par Gaëlle Cloarec, le 4 décembre 2023

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